SCENE X
MEZZETIN
Vous voudrez donc bien lui donner cette lettre de la part de M. Lélio, et vous prendrez le moment où elle sera seule. Vous entendez bien ?
ARLEQUIN
Non, monsieur,
MEZZETIN
Je vous dis qu’il faut donner cette lettre à votre maîtresse le plus secrètement que vous pourrez, parce que , entre nous, je crois que c’est une lettre d’amour : et peut-être que madame Argentine a quelque pere,ou quelque frere...Je n’en sais rien , moi \ je ne suis à M. Lélio que depuis huit jours. Mais vous devez être au fait de tput cela, et prendre des précautions , pour,,. Enfin... Vous me comprenez?
Je commence à vous comprendre.
MEZZETIN
Ah ça , n’allez pas faire quelque étour* derie : je vous ai tout confié , parce que vous savez bien qu’entre nous autres nous n’avons rien de caché j çt que le secret
$8 LE BON MÉNAGE, de nos maîtres appartient toujours à toute la compagnie.
ARLEQUIN
Sans doute.
MEZZETIN, s’en va et revient .
Je pense à une choses allons attendre au cabaret le retour de madame Argentine.
ARLEQUIN
Je vous suis bien obligé} je n*ai pas soif. MEZZETIN
Ce sera donc pour une autre fois. Adieu 3 mon camarade.
ARLEQUIN
Écoutez donc, monsieur.
MEZZETIN
Quoi?
ARLEQUIN
Êtes-vous marié?
MEZZETIN. I
Oui, depuis long-temps.
ARLEQUIN
Et votre femme est jolie ?
MEZZETIN
‘Très-jolie. Pourquoi cela l