‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 78 sur 114 · NI SIDA · texte numérisé non relu

NI SIDA

Comment pouvez-vous le penser, puisque vous ne le saviez pas?

ARLEQUIN

Il est vrai, j’ai tort. Écoute-moi : je n’ai pas oublié que je ne vaux pas mieux que Cléante; et si j’étois encore en Italie, où tout le monde sait qui je suis, je n’hésiterois pas à te le donner : mais ici , où , par amour pour toi* j’ai fait la sottise H 2

d’avoir de la vanité, cela devient plus difficile. Cependant...

Non, mon pere, non; c’est à moi de mettre des bornes à votre excessive bonté. Plus vous faites pour moi, plus je dois faire pour vous. Je surmonterai ma passion , je l’immolerai au bonheur de votre vieillesse. Eloignez-moi de Cléante, je vous le demande, je vous en supplie; donnez-moi du temps. . . et j’épouserai le marquis d’Yrville.

ARLEQUIN

Tu n’épouseras point le marquis d’Yrville, mais il faut essayer de te guérir. Tu es bien malade, mon enfant, je serai ton médecin; et si les remedes te font trop de mal , nous les cesserons tout de suite : c’est t’en dire assez. Adieu; laisse-moi, et viens m'embrasser encore.

N I S I D A > V embrassant.

Ah ! je sens bien que je ne le verrai plus.

(JE lie sort en pleurant .)

Page 1