SCENE VI
LE MARQUIS, LA MARQUISE
LE MARQUIS
IVÎa mere, je vous respecte, je vous honore ^ mais vous me percez le cœuç, mais vous vous dégradeiz vous - même.
Eh ! de quel droit osez-vous mépriser mes amis , mes égaux , les vôtres ? Quels sont vos titres, ma mere P Leur naissance vaut la mienne, et leur cœur Vaut mieux que le mien.
LA MARQUISE
Est-ce vous qui parlez, mon fils? Est-ce bien vous qui osez?-...
Oui, ma mere, j’ose vous dire que vos richesses ne sont rien, et que je les abhorre si elle m’ôtent le droit de disposer de moi-même.
LA MARQUISE
Je t’entends : le voilà ce mystère que je craignois de découvrir. Que vous étiez bien né poui l'état vil d’où ma tendresse
ACTE II, SCENE VL 4* vous a tiré ! vous en avez toute la bassesse. Vous aimez Colette, j’ensuis sure; vous rougissez de me le dire : mais. . .
LE MARQUIS
Non, ma mere , non, je n’en rougis pas. J’aime Colette , je fais gloire de l’avouer; mon amour pour elle est presque aussi ancien dans mon cœur que ma tendresse pour vous. C’est en vain que j’ai voulu l’éteindre; grâce au ciel, le peu de vertu qui me reste l’a emporté sur mon orgueil. J’ai promis à Colette de l'épouser; je tiendrai ma parole : mon honneur, ma félicité en dépendent : je préféré Colette, pauvre simple et honnête, k toutes vos femmes, dont la richesse . est la seule qualité.
LA MARQUISE
Où en sommes -nous, grand dieu !
Vous l’époux de Colette! Vous..,