LA COMTESSE, DURVAL, LE MARQUIS, LA MARQUISE
LE MARQUIS
Jl^on, ma metÇs non; je ne puis me taire.
LA MARQUISE
Mais, mon fils, arrêtez; tout n’est pas perdu,
LE MARQUIS
Tout le seroit si j’étois assez vil pour cacher notre malheur. Comtesse.)
Madame > ma mere avoir un procès d’où dépendoic toute sa fortune ; il vient d’être jugé, et nous l’avons perdu.
Ah ciel!
LA COMTESSE
Comment! toute votre fortune?
LE MARQUIS
ïl ne nous reste rien au monde que des dettes.
LA MARQUISE
Le malheur n’est pas si grand qu’il vous îe dit. Si vous êtes assez notre amie pour nous obtenir l’appui de votre famille, il est impossible...
LA COMTESSE
Vous ne doutez sûrement pas , madarne , du vif intérêt que vous m’inspirez : mais un procès n’est pas une affaire de faveur , personne n’est assez puissant pour en imposer aux loix. D’ailleurs; à mon âge & dans ma position, je ne peux guere solliciter pour monsieur le marquis , on interpréteroit mal...
LA MARQUISE
L’amitié et les engagements qui nous