ACTE II, SCENE IV
Permettez-moi de me défendre.
Vos efforts seroient superflus;
Vous avez douté de Zéïie.
Mais daignez. . »
Z É L 1 E, avec humeur .
Ne me parlez plus:
L’oracle le défend > et moi je vous en prie,
Hélas ! à peine Phyménée Nous rend époux , que nous voilà brouillés,
C’est le plus sûr môyeiv de passer la journée Sans manquer au serment.
A L A M I Ré
Puisque vous le voulez t Je conviens que j’ai tort ; mais vous seriez crflelle Si vous me refusiez un pardon généreux : N’avons-nous pas assez , dans ce jour dangereux# De la loi qui' nous cause une gêne mortelle ?
Ah ! ce n’est qu’aux époux heureux ’ Qu’il est permis d’être en querelle.
Je n’éaoute rien ; laissez-ntoî.
*oB LE BAISER,
Mais enfin. . .
Vous doutez sans cesse de ma foi.
Et vous avez raison ; je deviens infidèle.
£ Il se fait un moment de silence y après quoi Alamif commence le duo d’une voix basse et timide. )
DUO
Quand un amant n’est point jaloux.
Il n’aime point d’amour extrême,
Quand un amant devient jaloux ,
Il n’estime point ce qu’il aime.
Comment?
Eh bien ?
Que dites-vous?
Je ne dis rien.
Quand un amant n’est point jaloux.
Il n’aime point d’amour extrême.
Quand un amant devient jaloux.
Il n’estime point ce qu’il aime.