ACTE III, SCENE IV. ïjî
Lisez , seigneur.
( Elle lui donne une lettre. )
P H A N O R , lit.
« O ma chere Zélie î . « Sois fidele à ton Alamir.
« J’ai trouvé des amis qui bravent le génie:
« Je cours te vebger ou mourir. «■>
Ce billet seul eût empêché Zélie D’écouter jamais votre amour.
Tourne rienhazarder , faites garder la tour. C'estsans doute Alamir , dont la main ennemie Portoit ici ce billet odieux ;
Il ne peut pas encore être loin de ceslieux î Courez, volez à sa poursuite; Devenez de ses jours l’arbitre souverain ,
Et vous aurez alors un otage certain Qui répond des projets que votre cœur médite.
Ciel! les moments sont chers... J’embrasse votre avis :
Mais vous seule pouvez assurer ma vengeance,- Tandis que je poursuis le rival qui m’offense , Veillez dans cette tour contre mes ennemis.
Puis-je espérer de l’amitié fidele Qui nous unit , ce service important ?
Ouvrez-la moi, seigueur» et comptez sur mon zel«*
13* LE BAISER
FHANOR, allant ouvrir la tour.
Que ne vousdois-je pas !
Nous n’avons qu’un instant ; ( la porte s'ouvre.)
Hâtez-vous. Il suffit ; le reste est mon ouvrage.
J e vais rassembler mes soldats 3 Je me mets à leur tête, et je cours sur les pas Du téméraire qui m’outrage.
Voilà le chemin qu’il a pris.
C Elle- lui montra la cota opposa à celui où. sont Alunir et , A {urine. )