LÉ 1 1 E
JMonsieur Josselin , ne les effarouchez pas.
J0SSELI5.
Comment, petit fripon I vous osez. . . . ^i part. ) Qu'elles sont jolies !
LUCISDE.
Si c'est un crime pour nous de nous trouver ici , il n'est pas difficUc de le reparer et notre dessein n'est pas d'y faire un long séjour.
JOSSELIN, à part , montrant Lucinde.;
Le beau visage qu'a celle-ci 1
PERRETTE
Je n'y serions pas venues, si j'eussions cru qu'on nous eût si mal reçues.
JOSSELIN, à part , maatrant Perrelte.
Le drôle de petit air qu'a celle-là !
LÉ LIE
N'pst-il pas vrai, monsieur Josselin, qu'il n'y a rien au monde de plus beau ?
Non, cela n'est pas vrai. Vous ne savez ce que vous dites. ( à part. ) Les deux jolis petits bouchons que voilà !
PEERETTE.
U est enragé. Comme il roule les yeux î
Monsieur Jo.selin, menous-les à mon père.
JOSSELI».
Comment, petit effronté, à votre père! Tournez-moJ les talons , et ue regardez pas derrière \ ous.
( Il veut (aire sortir Lelie , qui lui résiste. ) LÉ LIE.
Je veux demeurer ici , moi.
JOSSELIÎf.
Tournez-moi les talons, vous dis- je. ... Et tous, détalez au plus vite.
LÉLIE
Je ne veui pas qu'ils s'en aillent.
JOSSELI».
Et je le veux, moi. Allez vite.... (bas à iocindc et i Perrette. ) AUez VOUS caclier dans ma chambre, au bout de cette allée. Voilà la clef.
PERRETTE
Comme il se radoucit I Ferons-je bian d'y aller?
JOSSELIH, à Lclie.
Si vous ne tous dépêchez.... (aux deux femmes. ) Entrez dans le petit cabinet , h main gauche. , . . Allez vite , allés. litiz.
Demeurer ici , je vous en conjure 1
JOSSELIS.
Je TOUS l'ordoîide , partez promptement.
LÉLIE, lurt échauffe- , à Josselin.
Pour la demitrc fois , monsieur Josselin. ... (aux Jcni femmes. )Attendez-moi, je vous prie: je cours trouver mon père ; j'obtiendrai de lui que vous demeuriez ici , et monsieur Josselin se repentira de vous avoir grondés. Attendez-moi , au moins ; je rcTiendrai dans im moment.