‹ ThéâtreChapitre 155 sur 220 · GALATÉE, CELADON, LÉONIDE · texte numérisé non relu

GALATÉE, CELADON, LÉONIDE

G AL ATÉE.

CélADOS, contemplez nos jardins et nos bois; Qui ne cioiroit que Flore y tienne son empire !

De CCS oiseaux qu'amour inspire

Écoutez les cliarmantcs voix.

A charmer vos ennuis en ces lieux tout conspire : Cepcndaut c'est en vain que tout vous fait la cour.

Nos soins , nos vœux , ce beau séjour,

N'ont point dagrémeot qui vous flatte.

Galatée a sujet de se plaiudi'e de vous : Faut-il que sans eiTet sa présence combatte Cette tristesse ingrate Que vous osez conserver parmi nous ?

CE LAD os.

Princesse , ma douleur n'est pas en ma puissance : Je sors, vous le savez, du plus affreux danger; Puis-je mempêcber d'y songer?

GALATÉE

Songez plutôt h ma présence ;

C'est la seule reconnoissance

A quoi je veux vous engager.

Vous soupirez, vous vous plaignez sans cesse :

Si c'est d'une ingrate maîtresse , Changez : vous pouvez faire un rhoix rempli d appas. AsoufRir tant de maux quel cœur peut vous contraindre?

Helas ! le mien ne comprend pas

Que vous deviez jamais vous plaindre- Mais , quelle est cette Astrée ? et depuis quand ses coups

Tiennent-ils votre ame asser\ie?

Votre esclavage étoit-il doux?

CÉLADON

Belle princesse , comme h vous , Helas I je suis bien loin de lui devoir la vie.

GALATÉE

Du Llgnon en fureur dans ce fatal moment Contez-moi l'accident funeste.

CÉLADON

J 'y tombai , vous savez le reste ; Je ne vciax vous parler que de vous seulement.

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