‹ ThéâtreChapitre 157 sur 220 · L ÉO 5 I DE · texte numérisé non relu

L ÉO 5 I DE

Dass le fond de ce bois est un antre sacre' ;

Lb , jadis chacun à son gré Pouvoit , en regardant dans une onde Êdéle

Qui coule en ce lieu révéré , Connoître si l'objet en son cœur adoré

Ne brûloit point de quelque ardeur nouvelle. Cette fontaine a nom , la Vérité d'amour : On n'en approche plus ; deux monstres à l'entoiU' Interdisent l'abord d'une source si belle.

CÉLADON

Léouide , je sais quf cet enchantement Nuit ou sert à plus d'un amant :

Voyei combien il m'est contraire;

3oo ASTRE E.

Sans ces monstres pleins de fureur, Astiée auroit pu lire en cette onde sincère

Mon innocence et son erreur ;

Elle m'auroit trouvé fidèle.

LÉOSIDE.

"S'ous aimez trop une beauté cruelle :

Oobliez-la : cédez à des transports plus doux , Et songez qu'en ces lieux il est une princesse

Dont les appas et la tendresse Sont dignes d'un amaut aussi pariait que vous. Laissez la constance Aux heureux amants.

■Vous souffrez mille tourments ; Vous aimez sans espérance.

Laissez la constance Aux lieureux amants.

Des plaisirs les plus charmants Amoiu' ici récompense De si justes changements.

Laissez la constance Aux heureux amants.

CÉLADON

Vous voulez m'engager sous un nouvel empire ; Et dans mes premiers feux je veux persévérer. Ce n'est point par conseil que notre cœiir soupire , Ou qu'il cesse de soupirer.

CÉLADON et LÉO s IDE, ensemUe.

Ce n'est point par conseil que notre cœur soupire ,

Ou qu il cesse de soupirer, c É L A D o Sf.

Votre prmcesse est jeune et belle ; Elle mériteroit le cœur d'un souverain.

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