‹ ThéâtreChapitre 90 sur 220 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DAPHSÉ.

Ah, Clymène I plains-moi.

Princesse , vous pleurez ! puis-je savoir pourquoi ?

Je ne me connois plus ; ce n est plus moi , Clymène : Ces puissants dédains , cette haine ,

Ces serments contre Amour , que sont-ils devenus ? Un mortel les rend superflus.

Hélas ! il vient de me dire sa peine ,

Et depuis ce moment je ne me connois plus.

CLYMÈSE.

Un des princes , sans doute , a causé ces alarmes. Seroit-ce point Tharsis? Je lui trouve des charmes Contre qui je sens bien que ma sévérité K'emploîroit pas toutes ses armes.

DAPHSÉ.

Je crois , si tu le veux , qu'on en est enchanté ; Cependant il me cause une invincible haine. Contre lui dans mon amc un dieu me semble agir.

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