‹ ThéâtreChapitre 124 sur 213 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

Zaïre.

Mais ce succès, Madame, est encore incertain. Attendez.

Atalide.

Non, vois-tu, je le nierois en vain.

Je ne prens point plaisir à croistre ma misère. Je sçay pour se sauver tout ce qu'il a dû faire. Quand mes pleurs vers Roxane ont rappelle ses pas, Je n'ay point prétendu qu'il ne m'obeïst pas. Mais, après les adieux que je venois d'entendre. Après tous les transports d'une douleur si tendre. Je sçay qu'il n'a point dû luy faire remarquer La joye et les transports qu'on vient de m'expliquer. Toy-même juge-nous, et voy si je m'abuse :

Pourquoy de ce conseil moy seule suis-je excluse? Au sort de Bajazet ay-je si peu de part?

A me chercher luy-même attendroit-il si tard, N'estoit que de son cœur le trop juste reproche Luy fait peu t-estre, helas! éviter cette approche? Mais non, je luy veux bien épargner ce souci. Il ne me verra plus.

Zaïre.

Madame, le voicy.

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