‹ ThéâtreChapitre 210 sur 213 · ACTE V, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IV

MONIME

Juste Ciel !

Arbate.

Xipharés, toujours resté fideUe, Et qu'au fort du combat une troupe rebcfle Par ordre de son frère avoit enveloppé.

Mais qui, d'entre leurs bras à la fin échappé, Forçant les plus mutins et regagnant le reste, Heureux et plein de joje en ce moment faneile, A travers mille morts, ardent, victorieux, S'estoit fait vers son père un cbemiji g^ofien. Jugez de quelle horreur cette joye est seine* Son bras aux pieds du roy Talloit jetter sans vie. Mais on court, on s'oppose à son emporêeneoi. Le roy m'a regardé dans ce triste moment.

Et m'a dit d'une voix qu'il poussoit avec peine « S'il en est temps encor, cours, et sauve la leime. » Ces mots m'ont fait trembler pour vous^ poMrKpfaoréi. J'ay craint, j'ay soupçonné quelques ondnes seciets. Tout lassé que j'estois, ma frayeur et laon xelc M'ont donné pour courir une force Bouvetie.; Et, malgré nos malheurs, je me tiens trop keuieiiz D'avoir paré le coup qui vous perdoit tous étuK.

MONIME

Ah ! que, de tant d'horreurs justement étoanée.

Je plains de ce grand roy la triste destinée!

Helas ! Et pleust aux dieux qu'à son sort isiiumaim

Moy-mesme j'eusse pu ne point prester la Mâk,

Et que, simple témoin du malheur qui l'aiocable.

Je le pusse pleurer sans en estre coupaUe !

Il vient. Quel nouveau trouble excite ea mes espfits

Le sang du père, ô Ciel, et les larmes du fibî v -

3io MITHRIDATE

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