ACTE m, SCENE IV
Et dans quel temps encor? Dans le moment fatal Que j'étale à ses yeux les pleurs de mon rival. Que pour la consoler je le faisois paraistre Amoureux et constant plus qu'il ne Test peut-estre*
Arsace.
Et de quel soin, Seigneur, vous allez-vous troubler? Laissez à ce torrent le temps de s'écouler.
Dans huit jours, dans un mois, n'importe, il faut qu'il passe. Demeurez seulement.
Antiochus.
Non, je la quitte, Arsace.
Je sens qu'à sa douleur je pourrois compatir : Ma gloire, mon repos, tout m'excite à partir. Allons, et de si loin évitons la cruelle Que de long-temps, Arsace, on ne nous parle d'elle. Toutefois il nous reste encore assez de jour. Je vais dans mon palais attendre ton retour.
Va voir si la douleur ne l'a point trop saisie. Cours, et partons du moins assurez de sa vie.
FIN DU TROISIÈME ACTE
Racine, II.