UNE MAISON DE POSTE
ÎA E^ITHESSE DE POSTE, CnARLES.
On entend le cor d'un postillon.
LA MAITRESSE DE POSTE
Charles, Charles !
CHARLES, accordant.
Qu'esl-ce?
LA MAÎTRESSE DE l'OSTE.
OÙ diable es-tu ? sors donc : voilà la diligence qui arrive. Fais entrer les voyageurs; prends leurs paquets; allons, remue-toi : vas-tu faire encore la mine?
Charles sort.
LA MAÎTRESSE DE POSTE criant après lui.
Attends! faut-il sans cerse te pousser, paresseux? Un garçon d'anberge doit être toujours vif, toujours alerte. QiL.nd
un coquin comme cela devient le maître, tout est perdu Si
210 STELLA
je ne lemaiie j.ïmais, je n'aurai pas d'autre molif. 11 est trop
dilTicile à une finime de mener ses afaires toute seule.
MADAME SOMMER, LUCIE, en habiu de voyage. LUCIE, portant une valise (à Charle?).
Laisse-moi faire : elle n'est pas lourde, prends seulement la casselte de ma mère.
LA MAÎTRESSE DE POSTE
Votre servanle, mesdames. Vous arrivez de bonne heure, la diligence ne vient jamais sitôt.
LUCIE
Nous avions un jeune postillon tout à fait gai et gentil; je ferais volontiers avec lui le tour d monde, d'ailleurs nous ne sommes que noiis deux, et nolio bagage n'est pas lourd.
LA MAÎTRESSE DE POSTE
Si vous voulez manger, il faudra que vous ayez la bonté d'attendre; je n'ai encore rien de prêt.
MADAME S03d)iER.
Je vous demanderai seulement un peu de soupe.
LDCIE.
Pour moi, je ne suis pas pressée; occupez- vous de ma mère.
LA MAÎTRESSE DE POSTE
Sur-le-champ.
LUCIE
Du bon bouillon!...
LA MAÎTRESSE DE POSTE
Le meilleur que j'aie.
Elle sort
MADAME SOMMER
Tu ne saurais donc le dé?liabituer de ce ton de commandement? Le voyage auiait dû te rendre sage. Nous avons partout plus payé que consommé; et notre situation..,
LUCIE
Nous n'avons pns encore manqué...