‹ ThéâtreChapitre 164 sur 238 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

les |M(.'(1>, (Ml cliiciin li>ail sa devinée thms Uts re;,Mrdsl Je vivais ilaiis rahoiuhuice, comme uiu; déesse, tiitourée de serviteurs altenlils à mes caprices. Ce liit assez pour remplir mon cœur de vanité, et, hélas! une jeune lille s't'ii trouve vraiment mal. Ksl-on un peu jolie, aussitôt on pl.iît à tout le monde, et loul le jour la lou;in^'e nous jjoiii donne aux oieilles. Et quelle jeune fille peut soutenir cette épreuve de l'eu? Vous })Ouvez pren Ire des dehors si honnêtes, qu'on vous «:roit aisément sur parole, vous autres hommes. . . Et, tout d'un coup, le diahle vous emporte. — Lorsipril y a quehjue morceau appétissant, tous aussilôt veulent s'en légaler; mais qu'une fille prenne la chose au sérieux, il n'y a plus un homme au logis. Ainsi vont les choses avec ces messieurs dans ce triste temps. Il s en présente vingt, et il en reste la moitié d'un pou: éjjouser. .\ la vérité, je ne me suis pas trouvée tout à fait délaissée : à vingt-quatre ans, il n'y a pas à tiiider; le Sceller se trouva là... je le piis... C'est un pauvre homme, muis enfin c'est un mari. Me voilà ici maintenant comme enterrée. Je pourrais encore avoir une foule de galants, mais qu'en laire? Sont-ils stupides, c'e^t à en i)érir d'ennui ; d'un autre côté il est dangereux d'aimer un homme spirituel : son ( sprit se tourne hijutôt contre vous-même. Et sans amour, leurs ;ittention> m'ont toujours été o lieuses. .. Maintenant!., mou paiivie cœur, étais-tu prép;aé à cela? Alceste est revenu ! Ah ! quel nouveau chagrin ! Oui, autrefois, quand il était auprès de moi, que les jours étaient diférents! queje l'ainnis!... etencore...

je ne sais pas ce que je veux. Je le repousse avec défiance

11 est songeur, silencieux : je me crains moi-même, et ma crainte est bien fondée. Ah ! s'il savait ce que mon cœur ressent encore pour lui ! — 11 vient. Je tremble déjà. Mon cœur est si plein! Je ne sais ce que je veux, encore moins ce que je dois.

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