ACTE ni SI
SŒLLEli.
Oui, il y faisait cliaud pour moi.
ALCESTE, ù riiôt«.
Mais vous?
l'hôte.
J'étais aussi mon lé par curiosité. J'étais si préoccupé de cette maudite lettre!... Mais je n'aurais jamais cru cela de vous, monsieur Alceste. Je n'ai pas encore digéré monsieur voire compère.
ALCESTE
Excusez cette plaisanterie. Et vous, Sophie, vous me pardonnez aussi sans doute?
SOPHIE
Alceste !
ALCESTE
Je ne douterai de ma vie de votre vertu. Pardonnez ma tentative; aussi bonne tjue vertueuse...
SŒLLER.
Je le crois presque avec lui.
ALCESTE, à Sophie.
Et vous pardonnerez bien aussi à notie Sœllerî
SOPHIE, lui donnant la main.
Volontiers.
ALCESTE, à l'hôte.
Allons K
l'hôte, donnant la main à Sœller.
Tu ne voleras plus !
SŒLLER.
Le temps amène l'avenir.
ALCESTE
Mais mon argent?
SŒLLER.
Ah ! monsieur, c'était par besoin. Mon joueur me tourmen— tait à mourir, je ne savais quel moyen prendre, j'ai volé et
' Ce mot est en françnis dans l'original ; Alceste, homme du monde, em ploie souvent des mots francisés.
l'ai payé mes dettes. Voici le reste, j'ignore combien de florins...
ALCESTE
Ce qui est parti, je te le donne,
SŒLLER.
Pour cette fois, m'en voilà tiré.
ALCESTE
Mais j'espère que vous serez poli, paisible et honnête homme, et vous ne vous hasarderez plus à recommencer pareil tour.
SCELLER
Soit. — Celte fois, nous nous en tirons tous sans monter à la potence.
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