‹ ThéâtreChapitre 220 sur 238 · L\TO · texte numérisé non relu

L\TO

Essayons.

SORA

J'ai apporté un excellent vin auquel j'ai mêlé une poudre soporifique, car, mes enfants, c'est une affaire très-importante.

MELA

Gomment cela !

SORA

Qui n'est pas curieux, ne sait rien. Pour moi, je grillais d^ voir comment serait la chambre, quand toutes les belles choses qu'elle renferme seraient en mouvement, et vers minuit, me glissant tout auprès, je regardai par une fente que depuis longtemps j'avais découverte dans les panneaux de la porte.

Et qu'as-tu vu?

Vous ne le devineriez jamais! Je comprends bien maintenant d'où venait l'insensibilité da prince à notre endroit, et pourquoi il nous regardait tant en pitié!

LATO

Ah ! c'est un bel esprit de la nouvelle espèce. Ils sont tous grossiers...

SORA

Ce n'est pas tant cela I II emmène partout avec lui son amante.

MANA

Impossible !

LATO

Et comment?

SORA

Eh bien; si je n'étais pas allé à la découverte?.. Dans celte maudite caisse, au fond du berceau mystérieux, c'est là qu'elle se tient. Je m'étonne seulement qu'elle se laisse ainsi traîner partout et qu'elle reste si tranquille !

M AN A

Voilà donc pourquoi l'objet était porté par des mulets !

MÊLA

Comment est-elle?

SORA

Je n'ai pu voir qu'un pan de sa robe, comme le prince proaait sa m;iin pour la baiser; mais voilà tout. J'ai entendu quelque bruit, et me suis vite retirée.

LATO

Oh! voyons.

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