‹ ThéâtreChapitre 31 sur 238 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

fexible; mais c'est pour cela que je te plains, Weislingen. Va, et berce-toi de l'idéi; que lu seras son conip:ignon. Va, laisse-toi mener par lui... Tu es d'humeur làciie, coniplairaiite...

WEISLINGEN

Et lui aussi.

ADÉLAÏDE

Mais lu cèdes, el lui ne cè(l(^ jamais. Il te subiufiruera à ton insu; et tu seras l'esclave d'un geutilhomnie, quand lu |)Ourrais commander à des princes... Mais c'est de la cruauté que de te déj^oùter ainsi de ta condilion future.

WEISLINGEN

Si vous saviez avec quelle alfabililé il m'a accueilli !

ADÉLAÏDE

De l'affabilité! et tu lui eu sais gré? il n'a fait que son devoir; et qu'aurais-tu perdu s'il t'avait traité durement? Je l'aurais préféré, à ta place ; un homme orgueilleux comme lui...

WEISLINGEN

Vous parlez de votre ennemi.

ADÉLAÏDE

Ce que j'en disais là n'était que pour votre liberté; mais, en vérité, je ne sais pas quel inléièt je puis prendre à tout ceh. Adieu.

WEISLINGEN

Accordez-moi encore un instant.

Il lui prend la main et se tait.

ADÉLAÏDE

Avez- vous encore quelque chose à me dire?

WEISLINGEN

Je... dois partir. ..

ADÉLAÏDE

Eli bien! partez.

WEISLINGEN

Gracieuse dame ... je ne puis.

ADÉLAÏDE

Vous le devez

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WEISLINGEN

Sera-ce là votre dernier regard?

Allez! je suis indisposée fott mal à propos,

WEI>LINGEN.

Ne me regardez pas ainsi.

ADÉLAÏDE

Veux-tu être notre ennemi et que nous te souriions!

Pars!

WEISLINGEN

Adilaïde!

ADÉLAÏDE

Je vous déleste !

Enlre Franz.

FRANZ

Gracieux seigneur, Tévêque vous fait demander.

ADÉLAÏDE

Âllfz! allez!

FRANZ

Il vous prie de venir au plus tôt.

ADÉLAÏDE

Allez, vous dis-je !

WEISLINGEN

Je ne vous fais pas mes adieux, je vous reverrai.

Il sort.

Me revoir!... nous y mettrons ordre. Marguerite, sil

vient, tu le renverras. Dis-lui que je suis malade, que j'ai

une migraine, que je dors... repons?e-le. S'il est possihle de

le gagner, ce ne n'est que par ce moyen.

Elle lort.

WEISLINGEN, FRAKZ.

WEISLINGEN

Elle refuse de me voir !

FRANZ

Voici la nuit : dois-je seller les chevaux?

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