‹ ThéâtreChapitre 50 sur 238 · ACTE III. 8t · texte numérisé non relu

ACTE III. 8t

PREBIIER CAVALIER,

Du village voisin, où je suis allé chercher du pain et (hj vin pour notre officier.

SECOND CAVALIER

Oui, il f;iit bonihaiice à notre nez, et il faut que nous jeûnions, nous aulre>; bel exemple!

PREMIER CAVALIER

Allons, maraud! reviens avec moi.

SECOND CAVALIER

Ce serait trop sot! Il y en a hii-n daiisl.i troupe qui jeûneraient de bon cœur s'ils étaient aussi loin que moi du champ de bataille.

PREMIER CAVALIER

Entends-tu? des chevaux !

SECOND CAVALIER

Miséricorde !

PREMIER CAVALIER

Je grimpe sur l'arbre.

SECOND CAVALIER

Je me cache dans les roseaux.

GŒTZ, LERSE, GEORGE, Soldats, tous i cLewi.

GŒTZ

Par ici, le long de l'étang, et à main gauche dans le 1 ois; nous les atteindrons par derrière.

Il passe.

PREMIER CAVALIER, descendu de l'arbre.

11 ne fait pas bon ici. Michel! 11 ne répond pas. .. Michel ' ils sont partis... (il s'approche du marais.) Michel! Ah! il est noyé! Michel! 11 ne m'enlend pas, il est mort. Te voilà pourtant crevé, poltron! — j\ous sommes battus. Des ennemis! partout des ennemis !

GŒTZ, GEORGE, tous deux à cheval.

GŒTZ

Halte-là, drôle, ou tu es mort!

82 GŒTZ DE BEMLICHINGEH.

LE CAVALIER

Laissez-moi la vie.

GŒTZ

Ton épée? George, niène-Ie avec h s auln's prisonniers que Lerse gai de à l'entrée du bois, il fant, moi, que je lâclie de couper la retraite à leur oHicier.

LE CAVALIER

Qu'est devenu le clievalier (|ni nous commandait?

GEOr.GE.

Mon m.iître l'a culbuté la tète la première de dessus son cheval, si bien que son pan.iclje s'est allé planter dans la boue. Ses soldats l'ont remis en selle, el ils ont tous décampé comme s'ils avaient le diable à leurs Irousses.

Ils parlent.

LE CAMP

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