‹ ThéâtreChapitre 84 sur 238 · GŒTZ, GEORGE · texte numérisé non relu

GŒTZ, GEORGE

GŒTZ

Vite à cheval, Georf^e! je vois brûler Millenberg. Voilà comme ils observent leurs conventions! Va, cours : dis-leur tout ce que je pense... Les incendiaires! je les abandonne; qu'il prennent un bohémien pour chef, non pas moi. Ccjrge, dé[)éche-toi. (Ceorge pan.) Je voudrais être à cent lieues d'ici, au lond du cachot le plus noir de toute la Turquie... î<i je pouvais me tirer de leurs mains avec honneur! Je les contrecarre vingt fois le jour; je leur dis en face les vérités les plus dures, pour qu'ils se lassent de moi et me quitlent...

Entre un inconnu.

l'inconnu.

Dieu vous bénisse, très-noble seigneur !

GŒTZ

Dieu vous le rende! Que m'annoncez-vous? votre nom?

l'inconnu.

Mon nom ne fait rien à l'afiaire. Je viens vous dire que voire vie est en danger : les chefs sont las de n'entendre de vous que des duretés; ils ont résolu de se débarrasser de vous. Modérez donc vos propos, ou songez à leur échapper, et que Dieu vous assiste!

Il sort.

GŒTZ

Laisser ta vie de celte manière, Gœtz, et finir ;,insi !... Eh

130 GŒTZ DE BERLICIIINGEN.

bien, soit; ma mort me jii-tifiera devant le monde, et lémoignera hautement que je n'ai rien eu de commun avec celte canuille.

QLELQUES PAYSANS.

Pr.EMIER PAYSAN.

Seigneur! seigneur! ils sont battus, ils sont pris!

GŒTZ

Qui?

SECOND PAYSAK.

Ceux (pli ont mis le feu à Mi'tenberg. Ils ont été surpris par une troupe de la confédération qui s'était postée derrière la monlayne.

GŒTZ

ils ont leur récompense... Et George, George! ils l'ont pris avec ces bripands... Mon George! mon cher George!

Arrivent les chefs.

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