ACTE V. \ÔS
CIIAMUilK A COUCIIKIt ItAnKLAÏDE.
AIIKLXÏDK, iivic uiu; lellre.
Lui ou moi! I/iiisultiill me menacer! — Nous saurons te prévenir... Mais qui se glisse dans la ï>alle? (On frai.pc.) Qui est là?
Fl'.A^Z, à ilemi-voix.
Ouvrez-moi, gracieuse cbuie.
ADÉLAÏDE
Franz! il nvrite hieii que je lui ouvre.
LUe le fait eatrtr.
FRANZ se j»Utc à sou cou.
ADrLAÏnE.
Ecervelé! Si (pu'lqu'un t'avait (•iilcudu!
FRANZ
Oli ! tout dort, tout le monde dort.
ADÉLAÏDE
Que veux-tu?
FRAiNZ.
Je n'ai plus de sommeil. Les menaces de mon maître! votre sort ! . . . mon cœur !
ADÉLAÏDE
II était bien en colère quand tu l'asquitlé?
FRANZ
Comme jamais je ne l'ai vu. Il laut qu'elle parte pour mon cltâteau, a-t-il dit. II faut quelle le veuille!
ADÉLAÏDE
Et nous obéissons?
FRANZ
Je n'en sais rien, gracieuse dame.
Pauvre enfant! dupe de ta bonne foi, tu ne vois pas oii cela mène. Il sait (ju'ici je suis en sùrelé. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il en veut à mon iudé[ien(lance. Il me fait aller dans ses domaines, parce que là il aura le pouvoir de me traiter an gré de sa haine.
FRANZ
Il ne le fera pas !
ADÉLAÏDE
Est-ce toi qui l'en empêcheras?
FRANZ
Il ne le fera pas t
ADÉLAÏDE
Je vois dans l'avenir toute ma misère. 11 m'arrachera de fOO
liàteau pour m'enfermer dans un cloitre.
FRANZ
Enfer et mort !
ADÉLAÏDE
Me sauveras-tu?
FRANZ
Tout! tout, plutôt que cela!
ADÉLAÏDE, en picurs, l'embrassant.
Fmuz ! ail ! Franz 1 pour nous sauver!
FFiANZ.
Oui, il tombera... De mou pied je lui briserai les reins!
ADÉLAÏDE
Point d'emportement. Tiens, remets-lui plutôt un billet pl'-'in de respect, oii je lui dis (|ue j'obéis, et celte fiole... videla dans sa boisson.
FRANZ
Donnez. Vous serez libre !
ADÉLAÏDE
Libre... oui, quand tu ne seras plus obligé de te glisser jusqu'à moi tremb'ant, sur la poinle du pied... que je ne te dii*ai plus avec anxiété : Retire-toi, Franz, voici le matin!
BEILBROIOÎ. — DEVA5T LA TOITR.