‹ ThéâtreChapitre 97 sur 238 · SOUTEBEAI^ ÉTROIT ET SOMBRE · texte numérisé non relu

SOUTEBEAI^ ÉTROIT ET SOMBRE

LES JUGES DU TRIBUNAL SECRET, tous masqués.

l'akcien.

Juges du tribunal secret, qui avez juré sur la corde et l'épée de vivre irréprocbahles, de jurer en secret, de punir en secret, comme Dieu! si vos cœurs sont purs, ainsi que vos mains, levez les bras, et prononcez sur les malfaiteurs : Malheur ! malheur !

TODS.

Malheur! malheur!

l'ancien.

Crieur, commence le jugement.

le crieur.

Bloi, crieur, je proclame l'accusation contre le malfaiteur. Que celui qui a le cœur assez pur et les mains assez pures pour jurer sur la corde et l'épée, que celui-là accuse par la corde et l'épée! Qu'il accuse! accuse!

i42 GŒTZ DE BERMCIÏINGEN.

l'aCCUSATEUJI, s'iivançanl.

Mon cœur c-t pur do crimes, nie> mains sont pures do ^;l^g innocoiit. Dit'ii ! iianlnnne-moi K-s mauvaises pensées, el ne permrts pas que ma volonlé leur obéisse. Je lève la main, el j'accuse! j'ac<use! j'accuse!

l'ancien.

Qui accuses-tu?

l'accusatecr.

J'acruse sur la corde et l'épée Adélaïde de Weislingen : elle s'est rendue coupable d'adiillère; elle a fait empoisonner son maii par son écuyer. — l/ccnyer s'est fait justice à lui-même, le mari est mort.

l'ancien.

Jnres-tu devant le Dieu de vérité que ton accusation est selun la vérité.

l'accusatecr.

Je le jure !

l'ancien.

Si ce que tu dis se trouve faux, offres-tu ta tète au cbàliment du meurtre et de l'adultère?

l'accusateur.

Je l'offre.

l'ancien.

Vos voix.

Les juges parlent bas à l'ancien.

l'accusateur.

Juges du tribunal secret, <pielle est votre sentence touchant Adélaïde de Weislingen, convaincue de meurtre et d'adultère?

l'ancien.

Elle doit mourir! mourir d'une mort doublement nmère: par la rorde el le poi^inard, expier doublement un double crime. Levez vos m;iins, el niiz malheur sur elle! Malheur! malheur! qu'elle soit livrée aux m^iusdu vengeur!

TOUS

Malheur! malheur! malheur!

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