‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 140 sur 300 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, NARCISSE.

NARCISSE, avec une sombre résignation.

Vous êtes bien perdue! — Ils l'ont décapitée!

VALÉRIA

Dieux !

SILIUS

Horreur!

VALÉRIA

Agrippine!... Oh! jeté reconnais!

César est à Pallas... César que je tenais! Ils viennent, hâtez-vous!

II s'adosse au piédestal d'une statue, s'appuie sur soa épée et attend. VALÉRIA, à Silius.

Voici l'heure éternelle!

SILIUS

Maintenant que la mort nous couvre de son aile, Et me.donne le droit, chaste sœur de l'hymen, D'appuyer sur mon cœur et mes lèvres ta main. Je trouve que la mort est pleine de caresse, Belle comme l'amour et comme la jeunesse!

VALÉRIA, éperdue.

La mort! ô Silius!... Oh! ne dis pas cela! La mort est caressante et belle pour ceux-là Qui s'en vont fatigués de bonheur; — mais ma vie Aura passé lugubre, et de honte suivie : Aujourd'hui, Silius, c'était mon premier jour. Et la mort me prend tout, la jeunesse et l'amour!

SILIUS

Eh bien donc! essayons de vivre!...

Il tire un poignard.

VALÉRL\, lui montrant les soldats qui envahissent les jardins par toutes les avenues.

Tiens ! — Regarde !

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