‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 178 sur 300 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Bar-sur-Aube. — Le château fort. — Une vaste plate-forme -. à gauche, une suite de bastions et de courtines. Au premier plan, un vieux donjon demi-circulaire avec une porte basse et un banc de pierre. — Au troisième plan , une petite tourelle gothique avec une porte sculptée au-dessus de laquelle est une fenêtre grillée à vitraux peints : cette tourelle tient aux appartements de la Dauphine. — Au fond du théâtre, un parapet à créneaux, endommagé par le canon, avec une poterne et un escalier plongeant dans les fossés du château : c'est par là qu'on descend aux cachots donnant sur la rivière. — A droite, au deuxième plan, l'appartement du Roi, et un peu plus loin, la salle du Conseil, où conduit un large escalier terminé par une terrasse. Quelques têtes de saules indiquent le voisinage de l'eau. On voit, dans l'éloignement, se découper sur un ciel rougeàtre la silhouette d'une ville au moyen âge.

Le Jour tombe. — Au lever du rideau, des gardes et des porte-clefs montent l'escalier du fond. Une trentaine de routiers, sans armes, dont plusieurs sont garrottés, les uns consternés et immobiles, les autres, farouches, dans une altitude menaçante. — Le sire de Tillay, bailli de Vermandois, une liste à la main, achève de les inscrire.

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