‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 180 sur 300 · ACTE II. 24Q · texte numérisé non relu

ACTE II. 24Q

Il fallait simplement la tenir prisonnière, Jusqu'au soir... avec moi, — le temps d'effectuer Nos projets... Ce Bâtard ne pense qu'à tuer!

A un garde.

L'écuyer du Dauphin, lui Forestel, qu'il vienne. Je l'attends. Va.

Bas, à un des prisonniers.

Franquet, ton affaire est la mienne.

A part.

Marguerite à présent m'abhorre, et me perdrait... Qu'elle n'ait pas le temps de trahir mon secret ! Aux prisonniers.

Le Roi vient d'arriver, et, vu la circonstance, Je fais patienter encore la potence.

OLIVIER

Messire de Tillay, bailU de Vermandois, Vous êtes bien cruel aux vaincus î

Je le dois.

* A part.

Forestel ne vient pas... Qu'est-ce donc? Comme il tarde!

L*apercevant.

Ah!

Bas à Forestel.

La verrai-je?

FORESTEL, bas.

Non.

DE TILL.W, haut à Forestel, en lui donnant la liste. Je mets sous votre garde

45o LA JEUNESSE DE LOUIS XL

Ces vingt-trois condamnés. Comme il faut être humain, Leur exécution n'aura lieu que demain; Attendons que la Cour ait quitté Bar-sur-Aube.

Aux prisonniers.

Ainsi, vous pouvez rire et chanter jusqu'à l'aube, Compagnons.

FRANQUET, après avoir échangé un coup d'œil avec de Tillay. Voilà bien la justice!... On nous pend! Les grands seigneurs sont mieux traités.

DE TILLAY

Cela dépend...

Pour eux la hache, — à vous la corde.

UN ROUTIER , montrant le parapet.

Ou la rivière !

Eh bien! est-ce qu'un sac ne vaut pas une bière? Et, d'ailleurs, votre chef, le Bâtard de Bourbon, Lui, tout prince qu'il est, on le juge.

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