‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 186 sur 300 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

FORESTEL

Merci ! Mais qu'on me dise au moins pour qui nous sommes ?

Pour nous, d'abord,— et puis... Mais va trouver nos hommes.

Lui donnant une bourse.

Tiens, voici pour Franquet. —

Lui en donnant une autre.

Voilà pour Olivier. — Le mot d'ordre est Chalons. — Suis-moi, sans dévier : J'ai mon but. Trente archers sont tout prêts; tiens, regarde :

Lui montrant la sentinelle.

Celui d'abord qui monte en ce moment la garde. Le drôle est bien à moi, — je ne suis point à lui. Va; je te rejoindrai, Forestel. Aujourd'hui J'attends un personnage, oui, quelqu'un d'importance... Et, prudent, j'agirai selon la circonstance.

Forestel sort. — Un silence.

Va, tu me paieras cher tes mépris!... Je t'aimais... Ce n'est plus de l'amour... Je te hais! je te hais! — Qui vient là? Poitevin... Et l'autre? Ah! ce jeune homme. Son protégé! — Coniment est-ce donc qu'il se nomme? Je ne sais plus. — Postons nos gardes, c'est l'instant!... Puis ouvrons la poterne à celui qui m'attend.

Il sort par l'escalier du fond.

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