‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 195 sur 300 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

BRÉZÉ

Bien.

DAULON

Intrépide et fidèle, Je crois qu'il irait seul prendre une citadelle !

BRÉZÉ

Vous entendez, Raoul?

RAOUL

Oui, monseigneur, j'entends.

BRÉZÉ

Ainsi l'on peut vous mettre à l'épreuve?

J'attends

BRÉZÉ

Êtes- vous armé?

RAOUL

Oui. — Que faut-il que je fasse?

BRÉZÉ, montrant la sentinelle.

Voyez-vous cet archer? — Il faut prendre sa place.

Retenant Raoul qui va vers le donjon.

Un instant.

RAOUL

Monseigneur, à vos ordres.

BRÉZÉ, aux gens cachés derrière le théâtre.

Allons!

Un groupe d'hommes armés paraît tout à coup, se précipite sur la sentinelle, la désarme et l'entraîne bâillonnée derrière le théâtre ; l'un d'eux a jeté le manteau de cet archer sur les épaules de Raoul, qui se place devant le donjon. — A Raoul.

Voici le mot du guet : — Tours, au lieu de Chalons.

RAOUL

Bien.

BRÉZÉ

Ne laissez personne entrer par cette porte. — Hors le frère Adelbart, que personne ne sorte!

Personne.

BRÉZÉ

Vous aurez toujours la dague au poing.

Si quelqu'un veut franchir le seuil, n'appelez point-, Frappez.

RAOUL

Soit.

DAULON, à Brézé.

Qu'est-ce donc?

BRÉZÉ

Un danger; l'heure presse.

Daulon, des gens suspects sont dans la forteresse, Et je ne serais pas étonné qu'on tentât, Cette nuit, de sauver le criminel d'Etat.

DAULON

Le Bâtard de Bourbon?

BRÉZÉ

Je n'accuse personne...

Mais de Tillay n'est pas très-sûr... je le soupçonne De jouer double jeu... Sans dire mes raisons. Je mets en d'autres mains la garde des prisons. Lui, je l'emploie ailleurs.

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