‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 267 sur 300 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

LE DAUPHIN

Oh! très-calme. A présent, Je n'ai plus de remords. — J'avais le cœur pesant.

DE TILL.W, avec plus de surprise.

Ah?

Mon Dieu! j'hésitais... la vengeance me coûte : Mais la nécessité parle enfin, — je l'écoute. Ce Raoul est toujours, toujours sur mon chemin : Est-ce' ma faute^ à moi, s'il rencontre ma main? Notre-Dame, qui voit ce cœur plein d'indulgence, Au moins ne dira pas que c'est une vengeance. — La scène d'hier soir, — sans vous calomnier, — Ne me suffisait point... Vous êtes rancunier; Et vous en voulez fort à ce pauvre jeune homme?

DE TILLAY

N'ai-je pas des témoins?

LE DAUPHIN

Très-scrupuleux, — qu'on nomme Franquet, maitre Olivier, tous les deux gens de bien. Mais l'autre, Forestel. je crois, ne disait rien?

DE TILLAY

Madame Marguerite a de ce bon apôtre Payé cher le silence...

LE DAUPHIN

Et j'ai besoin du vôtre; Donc, pas un mot encor de ce qui s'est passé. Il ne se doute point, Raoul, que je le sai ?

DE TILLAY

Il ne s'en doute point.

LE DAUPHIN

Ce bon Raoul, jeraime!

Je l'attends à souper.

DE TJLLAY.

Raoul ?

LE DAUPHIN

Cette nuit même.

DE TILLAY

Il a promis?

LE DAUPHIN

Comment!... mais nous sommes au mieux.

DE TILLAY, avec un peu de sarcasme.

D'hier soir?

LE DAUPHIN, en appuyant sur les mots.

D'hier soir. — C'est un souper d'adieux.

DE TILLAY

J'égaierai le festin si Monseigneur m'invite.

LE DAUPHIN

Lorsqu'on est mal ensemble, il vaut mieux qu'on s'évite. Montrant une porte à droite.

Vous serez là.

DE TILLAY

Je vais trouver maître Olivier.

LE DAUPHIN

Qu'il se charge de tout. — N'allez pas l'envier :

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