ACTE IV
OLIVIER, bas au Dauphin.
Tous deux ?
LE DAUPHIN, bas.
Oui.
Maître Olivier, Franquet et un page, chacun une aiguière à la main, remplissent en même temps les trois coupes : Olivier celle de Raoul, Franquet celle de Chabannes, le page celle du Dauphin.
CHABANNES, à Raoul.
Pardonnez à mon humeur chagrine...
On sent qu'un noble cœur bat dans cette poitrine! —
Vous aimez le Roi, vous.
RAOUL
J'espère, avant demain, Le prouver, seigneur comte !
CHABANNES
Et moi donc! Votre main? Ils se serrent cordialement la main.
Bon! voilà ce que j'aime!... Etmaintenant, mes maîtres...
Touchant avec sa coupe celle de Chabannes. L'ancien ami, d'abord!
CHABANNES, élevant sa coupe.
Dieu confonde les traîtres!
LE DAUPHIN
Ainsi soit-il !
CHABANNES
Au Roi !
Tl vide sa coupe d'un trait, le Dauphin vide la sienne à moitié.
LE DAUPHIN, à Raoul.
Chevalier, à nous deux !
Au moment où Raoul porte la coupe à ses lèvres, Marguerite paraît, effrayante de pâleur; elle s'élance vers Raoul.