SCÈNE VL
Les Mêmes, moins les deux tribuns et le peuple.
LE JEUNE OUVRIER, montrant la foule qui se disperse. Que font-ils? — Par les dieux! toute la populace Fuit ainsi qu'un troupeau que la houlette chasse. Oh! oh! les voilà donc, ces fils de l'Aventin,
Maître, dont tu m'as fait l'éloge ce matin ?
LE MAÎTRE
Je vous ai dit, seigneur, que cette multitude Obéit par instinct, comme par habitude.
César commande-t-il, ou bien est-ce un tribun, — On la verra toujours obéir à quelqu'un. Vous-même après César vous en ferez l'épreuve.... Et de ce que je dis, tenez, voici la preuve : Les gens que MaruUus a chassés par ici Commencent à rentrer par là.
LE JEUNE OUVRIER, pensif.
Bien... Mais voici Les fanfares au loin qui, montant vers la nue. De César, dieu mortel... annoncent la venue.
LE MAÎTRE
Le trône est prêt. Il peut descendre de son char.
Sons de trompettes, — bruit de foule, acclamations. — César, avec son cortège de chevaliers et de sénateurs, paraît au fond du théâtre, suivi d'un grand nombre de citoyens.