Le docteur, Gaston, Henriette
on l'enfant s'étail glissé derrière une caisse d'oranger, je pris un fusil — celui de Maxime — et j'attendis, j'attendis longtemps, l'arme inclinée, prêt à faire feu, quand un oiseau me p isserait à portée. (Avec désespoir.) Il en vint un !.. et au moment où je pressais la détente, Marcel se releva brusquement; le coup partit, l'enfant tomba... mort, foudroyé!... mort, vous dis-jol U est encore là, devant mes yeux!!!... (n tombe assis à gauche de ia table. — un temps.) Et me direz-VOUS maintenant comment il se fait que je l'aie revu là, tout à l'heure... tel qu'il était alors, après quatre ans passés?... Riais c'est un rêve de mon imagination, n'est-ce pas? J'ai cru le revoir, j'ai cru... (u s'avance vers
la porle de gauche. Maxime parait sur le seuil, tenant Marcel par la ma!n et suivi de Germaine. Gaston reculant et d'une voix attendrie.) Mais non!...
!o voic;... c'est lui!... C'est toi, n'est-ce pas, Marcel?1
Oui, papa...
GASTON
Oui?... mais quel âge aS-tU? (L'enfant regarde sa mère et le docteur.)
LE DOCTEUR résolument.
Eh bien! dis ton âge, mon ami!...
GERMAINE
Allons, dis ton âge.
J'ai quatre ans.
GASTON, éperdu.
Alors, tu ne pojx pas être Marcel!... Et si tu n'es pas lui, qui donc es-tu?