‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 173 sur 210 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

JEAN

Rien. Et si j'avais quelque chose, je ne le dirais pas.

HORTENSE

Adieu, monsieur. (Fausse sortie.) Dites-moi que c'est un égarement d'un jour, une surprise des sens, et je vous pardonnerai peut-être !

JEAN

Eh bien, oui, je suis entouré de tentations, mais je n'aime que vous. — Cette femme ne remettra plus les pieds ici. — Je viens de rompre une intrigue à peine engagée. — Mais croyez-moi donc! Il ne tenait qu'à moi de vous donner le change...

HORTENSE, lentement.

C'est vrai. — Je me fie à votre loyauté, monsieur de Thommeray. Quand vous ne m'aimerez plus, ayez le courage de me le dire; j'aurai le courage de l'entendre. Mais ne me trompez jamais; que je puisse au moins vous estimer toujours. Il ne faut pas que votre mère attende; adieu. (Eue se dirige vers ia

porte de droite.)

JEAN, l'accompagnant.

A bientôt.

HORTENSE, tristement.

Oui, à bientôt. (Elle lui donne la main et sort.)

'univers i tas

BIBUOTHéCA

Ottavien^L,

100 JEAN DE THOMMERAY.

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