‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 187 sur 210 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

BLANCHE

Elle est donc bien riche?

ROBLOT

Trois millions et six autres en espérance.

BLANCHE

Mais ce n'est plus un mariage, c'est un héritage...

ROBLOT

C'est moins gai, mais on prend ce qu'on trouve.

BLANCHE

C'est égal, je ne veux pas, je l'aime trop.

ROBLOT

Remarque donc que du même coup il rompt avec sa femme du monde.

BLANCHE

Tiens c'est vrai.

ROBLOT

Et c'est celle-là qui est belle !

BLANCHE

Tu la connais?

ROBLOT

Un œil bleu long comme ça, une taille, des pieds, des mains!

m JEAN DE TIIOMMERAY.

BLANCHE

Et les cheveux ?

ROBLOT

Pas comme les tiens, non, mais un fin duvet au coin des lèvres...

BLANCHE

Des moustaches!... je la déteste!

ROBLOT

Maintenant si tu veux faire une esclandre, libre à toi; voilà l'héritage à vau-l'eau.

BLANCHE, s'asseyant.

Je n'en ferai pas, je te le promets.

r.OBLOT.

Mais si tu restes, c'est lui qui fera quelque sottisel II n'y va déjà pas si gaiement, à l'autel.

BLANCHE

Je crois bien, pauvre petit ! — Que faut-il faire ?

ROBLOT

Il faut filer par le premier train.

BLANCHE

A quelle heure?

Je m'informerai. En attendant, enlre dans ma chambre.

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