‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 194 sur 210 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

JEAN, MONTLOUIS, légèrement gris.

MONTLOUIS

Vous dormiez, vicomte?

JEAN

Oui... je m'étais assoupi.

MONTLOUIS

Tudieu! quel assoupissement! (Regardant les débris du déjeuner.)

Je vois ce que c'est... vous avez bien déjeuné..., moi aussi d'ailleurs. Seulement le Champagne ne me porte pas au sommeil, mais plutôt à une gaieté douce et affectueuse.

4 J2 JEAN DE TIIOMMEKAV.

JEAN

Vous avez à me parler?

MONTLOUIS

Très-longuement. Armez-vous de patience et offrez-moi un

canapé. (U s'étend sur le canapé ù droite.)

JEAN, à part.

Maudit homme!... Je crois, Dieu me pardonne, qu'il est légèrement ému.

MONTLOUIS

J'ai beaucoup de sympathie pour vous, mon jeune ami. Vous avez un goût de sauvageon qui me plaît. Et puis vous êtes loin de vos conseillers naturels; vous m'avez été adressé; je me considère un peu comme ayant charge d'âme à votre égard, avec votre permission. Permettez-vous?

JEAN

Je suis très-touché...

MONTLOUIS

Bien. Alors vous ne me trouverez pas trop indiscret si je m'ingère dans vos affaires intimes. Je représente ici vos parents, c'est entendu.

JEAN

Mais, monsieur...

MONTLOUIS

Très-bien. — Or, je viens de rencontrer votre ami Roblot : charmant garçon qui vous aime beaucoup... Vous lui faites du chagrin.

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