‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 95 sur 210 · SCENE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCENE HUITIÈME

silence. GASTON ouvre les yeux cl regarde autour de lui, d'un air étonné; il semble reconnaître sa maison. Puis, il aperçoit le docteur et sa rejette brusquement en arrière .

LE DOCTEU1! , gaiement.

Eh! bien, cher ami?... Il me semble que ça va mieux, ce matin?

GASTON

Vous, docteur?

LE DOCTEUR

Vous voilà hors d'affaire!... Mais vous pouvez vous vanter de l'avoir échappé belle!

HKNRIETTE.

Ah! c'est vous qui l'avez sauvé, cher docteur!

GASTON, tressaillant.

Ma femme !

LE DOCTEUR", vivement.

Moi, madame?... monsieur le comte s'est parbleu bien sauvé lui-même!... Et quand je songe à toutes les bonnes raisons qu'il a d'aimer la vie, j'estime qu'il a fort bien fait.

HENRIETTE

Cher Gaston!... Sais-tu que lu nous as bien alarmés, mon ami?... Quand je pense que tu ne me reconnaissais même plus! Tu mo reconnais bien maintenant, n'est-ce pas? C'est moi, ton Henriette qui t'aime et qui ressuscite avec toi!

GASTON, toujours inquiet.

Mais je... (En ce moment, on entend la voix de Marcel, à gauche : Maman! maman!... Gaston se redresse vivement en proie ù l'étonnement et à une violente émotion.)

HENRIETTE, remontant2.

Viens, mon enfant, viens dire bonjour à ton père.

Page 1