ACTE II, SCENE V. i
client se rappellera la promesse qu'il m'a faite de s'en rapporter à mon expérience et de me laisser exposer le sujet de notre visite. BERNARD, se Contenant, bas à Destournelles. C'est juste, je me suis promis de savourer à longs traits ma vengeance.
DESTOURNELLES, cîe même.
Laissez-moi donc déguster la mienne.
Eh bien ! Monsieur, de quoi s'agit-il?
DESTOURNELLES, d'un tOU posê.
Monsieur le marquis, parmi les nombreux témoignages de bien» veillance dont vous m'avez comblé ce matin, il en est un surtout que je ne pouvais oublier. Monsieur le marquis a daigné m'exprimer en termes aussi touchants que flatteurs pour mon amourpropre le désir de m'entendre dans quelque importante affaire. 11 s'en présente une qui promet d'être magnifique et paraît devoir exciter au plus haut point l'intérêt de monsieur le marquis.
LE MARQUIS
Mon intérêt? (Bas à la Baronne.) Il me raille, je crois.
DESTOURNELLES
C'est un de ces beaux drames que le théâtre envie au temple de Tiiémis. Quand il se jouera, si madame la baronne veut bien accompagner son noble ami , je lui réserverai une place d'honneur, et tâcherai que ma parole soit digne d'un si brillant auditoire, LE MARQUIS, bas à la Baronne.
Encore!... Baronne, ne me retenez pas!
LA BARONNE, bas au Marquls et passant derrière lui. Du calme, du sang-froid..* [Haut.) Et cette affaire, monsieur Destournelles?...
DESTOURNELLES
Touche de près monsieur le marquis, et c'est précisément l'affaire,dont mon chent vient l'entretenir.
LA BARONNE
Ce sera pour nous un grand charme d'entendre à l'audience l'éloquente parole de monsieur Pestouraelles , mais nous ne