‹ ThéâtreChapitre 184 sur 254 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

SPIEGEL, FRAXTZ, UN FACTEUR de la poste,

Une lettre pour M. Frantz... un demi-florin, (ii reiuei uue lettre a Frédérique, qui le paye, et il sort.)

SPIEGEL, à Frantz.

Tu reçois des lettres d'un demi-florin!... Sardann^nle*

FRAXTZ, tenant la lettre.

Le format est respectable !

SPIEGEL

Encore une commande de Requiem f

FRANTZ

Cachet noir, justement!... et d'une belle largeur.

SPIEGEL

Quel malheur de casser cette moulure! Il le faut, cependant.

FRANTZ, lisant la leUre.

« Monsieur, conformément aux: dernières volontés du comte Sigismond d'Hildesheim, je vous invite, ainsi que M. Spiege!, voire ami, et mademoiselle Frédérique, votre cousine, à vous

trouver au château (rilildeslieim, jeudi prochain sur le coup de nîid', pour assister à la lecture du testament dudit comte d'Hildesheim.

ji> Jû vous salue.

» GoTTLiEB, notaire royal. »

SPIEGEL

II nous salue... tout simplement... à la bonne franquette, sans êlre plus fier de Thonneur qu'il se fait... Yoilà un patriarche! Irons-nous à ce château?

FRAXTZ.

Parbleu!.., Gageons que ce brave comte nous laisse quelque

chose.

SPIEGEL

Au fait, il était assez braque pour cela.

FRÉDÉRIQUE

Et puis ce sera un voyage !

SPIEGEL

Je vais commander une berline à quatre chevaux

FRANTZ

Tu es fou !

SPIEGEL

Est-ce trop de qnatre chevaux? Alors, allons à pied.

FRANTZ

Nous prendrons une patache. Veux-tu pas que Frédérique fasse

la route le sac sur le dos?

SPIEGEL

C'est jusie! j'emporterai ma boîte à couleurs et je ferai quelques études en chemin.

FRÉDÉRIQUE

Ce sera charmant !

Au fait, jeudi, c'est après demain... Nous n'avons pas de temps à perdre.

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