SCÈNE VI
DOROTHÉE, LA MARGRAVE, GOTTLIEB, FRAXTZ, FRÉDÉRIQUE, SPIEGEL, LE BARON.
SPIEGEL, se disputant avec Sturm dans la coulisse. Que diable ! laissez entrer mon chien !
STURM
Encore une fois, les chiens n'entrent pas ici.
SPIEGEL, montrant sa tête.
Messieurs et dames, dites, je vous en prie, qu'on laisse entrer mon chien.
LE BARON, à Gottlieb.
Le chien de monsieur est-il convoqué ?
GOTTLIEB
Je ne le pense pas, monsieur le baron.
LE BARON
Eh bien, alors, il n'a que faire ici.
SPIEGEL, parlant à son chien dans la couli?se.
Tu l'entends, mon vieux, on n'entre pas sans billet. Ta, mon bonhomme, va m'attendre sous la charmille. (Frantz, Frédérique et Spiegel entrent en scène.)
LE BARON, saluant Frédérique.
Mademoiselle!... Eh! bonjour, monsieur Wagner.
FRANTZ
Monsieur le baron...
LE BARON
Enchanté, mon jeune ami, que le comte Sigismond ait pensé à vous.
Madame la margrave, voilà quelques jours, je vous ai présenté ma cousine... ; permettez-moi de vous présenter aujourd hui ma fiancée.
LA MARGRAVE
Je VOUS en félicite, monsieur. 11 n'est jamais trop tard pour sortir d'une position équivoque.
ii LA PIERRE DE TOUCHE.
FRANTZ
Madame!...
FRÉDÉRIQUE, bas, à Si^ieçél.
Qu'a-t-elle dit?
SPIEGEL, bas.
Une frivolité.
LE BARON, à Spiegel.
Vous vous mariez donc, vous autres?
SPIEGEL
Et parfois même il nous en cuit.., comme à vous autres.
LA MARGRAVE
Qui attendons-nous encore, maître Gottlieb?
gottlieb; Mesdames et messieurs, veuillez vous asseoir.
LE BARON, allant offrir la main a la margrave.
Madame la margrave!... (il la conduit a nu fauteuil.)
FRANTZ, à Frédérique, la conduisant à une des chaises.
Quel luxe, ma pauvre enfant ! que c'est grand! que c'est beau! (Dorothée, là margrave et le baron prennent place Sûr les fautetîils; Frantz, Frédérique et Spiegel sur les chaises.)
LA margrave:
Maître Gottlieb, nous vous écoutons.
GOTTLIEB, debout devant la table en face de l'auditoire, et tirant de son portefeuille un pli qu'il lui montre.
Voici le testament de très-haut et très-puissant seigneur Louis- Ulrick Sigismond, comte d'Hildesheim. La veille de sa mort, le comte Sigismond l'a déposé lui-même entre mes mains, fermé et scellé de ses armes. — Vous voyez tous que les trois sceaux sont intacts.
SPIEGÈL, se soulevant à moitié.
Ils sdrit parfaitement intacts... tous les quatre.
LE BARON
Oui, oui, allez, Gottlieb.
GOTTLIEB, déployant le testamenl.
Le testament est écrit en entier de la hiairi Bu tèstalèiif : c*ê.^t ce