‹ ThéâtreChapitre 223 sur 254 · FRÉDÉRIQUE, LA MARGRAVE, FRANTZ, LE BARON, DOROTHÉE, SPIEGEL · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIQUE, LA MARGRAVE, FRANTZ, LE BARON, DOROTHÉE, SPIEGEL

LE BARON

Nous partons, mon jeune sauveur.

SPIEGEL, à part.

Nous restons, monsieur le sauvé.

LA MARGRAVE

Venez-vous, monsieur Frantz?...

FRÉDÉRIQUE

Nous le gardons, madame.

LA MARGRAVE

Comment?

FRÉDÉRIQUE

Ne nous enviez pas cette joie ; c'est la première que nous aurons eue depuis que nous sommes riches.

DOROTHÉE

La richesse ne fait pas le bonheur.

SPIEGEL

Vous avez des opinions avancées, mademoiselle.

LA MARGRAVE

Vous ne venez pas, monsieur Frantz?

FRA>-TZ

Vous le voyez, madame, on me retient... Vous voudrez bien m' excuser auprès du feld-maréchal.

Prenez garde!... le maréchal est susceptible.

LA MARGRAVE

Très-susceptible.

LE BARON

A cheval sur l'étiquette. Ne pas vous rendre à son invitation, c'est repousser les avances qu'il vous a faites, et il n'en fait pas à tout le monde.

LA MARGRAVE

C'est lui qui donne le ton dans le pays; que son salon vous soit fermé, aucun ne s'ouvrira devant vous.

SPIEGEL

C'est tout profit.

LE BARON

Au surplus, cela vous regarde... nous n'insistons pas...

LA MARGRAVE, à Frantz.

Vous sera-t-il permis, du moins, de me donner la main jusqu'à ma voiture? (FraDlz M donne la main.)

LE BARON, à Dorothée.

Mon petit ange!...

DOROTHÉE, lui prenant le bras.

Nous ne resterons pas jusqu'à la fin, n'est-ce pas?

LE BARON

Vous n'aimez donc pas la musique?..,

DOROTHÉE

Je n'aime que la musique militaire... Avez- vous entendu cello

des chevau-légers? (ils sortent.)

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