ACTE QUATÏJÈME
DOROTHÉE
Pourquoi donc?... Vous aimez la danse?
FRÉDÉRIQUE
Je n'en sais rien... je n'ai jamais dansé.
DOROTHÉE
Oh ! que c'est drôle ! (Un laquais leur présente un plateau chargé de glaces.)
FRANTZ, qui paraît un instant. — Un laquais lui présente un plateau
chargé de verres de punch.
Non !... (Le laquais présente le plateau à Spiegel, qui est assis à gauche; il prend un verre.)
SPIEGEL, après avoir bn.
Qui a fait ce punch?
LE LAQUAIS
Ce n'est pas moi, monsieur.
SPIEGEL
Je vous en féhcite, mon bon ami... Dis donc, Frantz, le punch est faible.
FRANTZ
Eh! qu'est-ce que cela me fait? (il sort.)
DOROTHÉE
Est-ce que M. Spiegel va demeurer ici avec vous?
Sans doute.
DOROTHÉE
Je ne vous en fais pas mon compliment.
FRÉDÉRIQUE
C'est que vous ignorez, mademoiselle, tout ce que son cœur renferme de dévouement et de bonté.
DOROTHÉE
Connaissez-vous M. Conrad?
FRÉDÉRIQUE
M. Conrad ?
DOROTHÉE
De Stolzenfeld... Un oiïicier de chevau-légers.
FRÉDÉRIQUE
Non, mademoiselle, je ne le connais pas.
DOROTHÉE
C'est lui qui est joli avec son uniforme bleu de ciel l
FRÉDÉRIQUE
Bleu de ciel !... 11 doit être en effet bien joli?...
DOROTHÉE
Mais nous sommes seules ici; M. Spiegel s'endori poliment; M. Frantz est sorti...
Voulez-vous que nous allions faire un tour dans la galerie ?
DOROTHÉE
Je le veux bien. (Elles sortent par la droite.)