‹ ThéâtreChapitre 247 sur 254 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

SPIEGEL

N'en parlons plus! J'enverrai la somme à Hermann sur le lejxs du comte Sigismond. Toute sa fortune n'est pas tombée en mauvaises mains.

FRANTZ

Voyons, puisque tu le veux absolument, je m'exécuterai.

SPIEGEL

Il est trop tard. Tu as dit un mot de trop. Hermann ne peut plus rien accepter de toi.

FRANTZ

Parbleu! pour un mot qui m'est échappé.

Ces mots-là n'échappent pas aux cœurs bien placés; un cygne ne secoue pas de plumes noires.

FRANTZ

Oh! alors, prends-le comme tu voudras: J'ai offert d'envoyer l'argent, tu ne veux pas, je m'en lave les mains.

SPIEGEL

C'est un mot connu ! — Tiens, je vois le fond de ta pensée : tu veux te brouiller avec Hermann parce qu'il te tutoie et que son père n'était qu'un petit marchand — comme le tien.

FRANTZ

Crois-tu m'humilier en me le rappelant?

SPIEGEL

Je crois te le rappeler.

FRANTZ

Sais-tu que tes aigres façons de censeur sont parfaitement ridicules, que tu abuses des droits de l'amitié, et que je ne suis ni d'âge ni d'humeur à supporter ce contrôle perpétuel de toutes mes actions?

SPIEGEL

Crois-tu, toi, parce que tu es riche et anobli, que tu échappes au jugement de tes amis? Espères-tu traiter mon estime en pays conquis?

FRANTZ

Si ce qui se fait ici te déplaît!.,,

Si j'y suis encore, crois bien que ce n'est pas à cause de toi.. .Tu n'as pas de cœur.

FRANTZ

Si un autre me parlait ainsi!

SPIEGEL

Provoque-moi, chevalier! cela t'achèvera de peindre.

FRANTZ

Tiens! je m'en vais, car je finirais par m'oublier.(n sort par la porte de droite sans voir Frédérique.)

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