‹ ThéâtreChapitre 52 sur 254 · SCENE XL GASTON, LE DUC · texte numérisé non relu

SCENE XL GASTON, LE DUC

liB DUC , entrant, et frappant lur Tépanle de

Qu'as-tu donc?

GASTON

Tu sais ce que mon beau-père me demandait ce matm '.'

LE DUC

Eh bien ?

GASTON

Si on te disait que j'y consens?

LE DUC

Je répondrais que c'est impossible,

GASTON

C'est pourtant la vérité.

LE DUC

Es-tu fou? Tu le disais toi-même, s'il est un homme qui n'ait

pas le droit...

GASTON

Il le faut... Mon beau-père a ouvert une lettre de madame de Montjay ; dans sa colère, il voulait la porter chez son avoué, ^t, pour l'arrêter , j'ai dû me mettre à sa discrétion.

LE DUC

I*auvre ami ! dans quel abîme as-tu roulé 1

Ah ! si Pontgrimaud me tuait demain , quel service il me rendrait !

LE DUC

Voyons, voyons, pas de ces idées-là I

GASTON

Cela arrangerait tout.

LE DUC

Tu n'a=i que vingt-cinq ans, ta vie peut être belle encore.

GASTON

Ma vie?... Regarde où j'en suis : ruiné, esclave d'un beaupère dont le despotisme s'autorisera de mes fautes, mari d'une femme que j'ai blessée au cœur et qui ne l'oubliera jamais !... Tu dis que ma vie peut être belle encore !... Mais je suis dégoûté de tout et de moi-même!... Mes étourderies, mes sottises, mes égarements m'ont amené à ce point que tout me manque à la fois: la Hberté, le bonheur domestique, l'estime du monde et la mieime proprel... Quelle pitié !..•

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