ACTE I, SCENE III
LE MA.T^'QLIS.
C'est étrange!... Elle qui se va.''to d'être plus matinale que moi !... Elle n'a pourtant qu'à traverser l'allée de tilleuls qui sépare nos deux châteaux. Aurait-elle oublié sa promesse de suivfe en calèche la chasse de ce jour?
HÉLÈNE
Mon père , madame de Vaubert était hier soir un peu souffrante.
LE MARQUIS
Bah! bah!... (// va s'asseoir à gauche, Hélène remonte au Jond.^) Je ne me suis jamais si bien porté. — Jasmin!
JASA3IN
Monsieur le marquis.'
La Brisée, mon piqueur, s'est-il tenu , comme je l'avais prescrit, au carrefour de Chambly?
JASMIN
Oui , monsieur le marquis.
LE MARQOIS.
Toute la nuit?
JASMIN
Toute la nuit.
LE MARQUIS
Eh bien ! que dit-il ?
JASMIN
Il dit... qu'il a un rhumatisme qui le tient à partir du dos...
LE MARQUIS
Allons!... Je te demande ce qu'il dit du cerf que j'ai détourné hier?
JASMIN
Ah! c'est autre chose, monsieur !e marquis; il dit que le cerf
a son fort dans le buisson des Cormiers.
LE MARQUIS
Bravo! nous le tenons!
JASMIN
Il ajoute que c'est un cerf qui fera voir du chemin à monsieur le marquùi