‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 104 sur 160 · UNE FÉE · texte numérisé non relu

UNE FÉE

Ils ne se plaignent pas d'en manquer, ô Reine ! Personne, jusqu'à présent, n'a redemandé le sien. Au contraire, il y a des parents qui enseignent à leurs petits...

LA REINE

Qu'importe ! Ignorez vous donc que les Gnomes ne peuvent vivre sans les cœurs des hommes, car

PREMIER TABLEAU, SCèNE II. I97

c'est pour s'en nourrir qu'ils les dérobent en leur mettant à la place, là.

Elle désigne sa poitrine.

je ne sais quel rouage de leur invention, lequel imite parfaitement bien les mouvements de la nature.

UNE FÉE, riant.

En vérité, on s'y trompe!

LA REINE

Et les pauvres humains se laissent faire sans répugnance. Quelques-uns même y trouvent du plaisir. Petit à petit, et par l'effet d'un accord mutuel, pendant que le cœur sort du dedans, les génies du mal le tirent du dehors; et c'est ainsi que leur race entière, ou presque entière, est vide de bons sentiments et de pensées généreuses.

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