‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 114 sur 160 · LE CABARETIER · texte numérisé non relu

LE CABARETIER

Ah!

Il hâille et reprend sa position.

Et tu auras S)in de lire les écriteaux des appartements à louer; tu ma prendras un cabinet qui ne soit pas cher !

DOMINIQUE

L'étage est indifférent à Monsieur?

PAUL

Oui, indifférent !

LE CABARETIER, s' éveillant en sursaut.

Voilà !

Paul lui fait un signe de tète négatif. DOMINIQUE, qui s'est levé d'effroi' tout à coup.

Ah! il a le sommeil occupé, décidément.

// te rassoit.

Ouf! on est bien!... J'ai les genoux rompus de fatigue, avec la léte d'un creux...

PAUL, debout.

C'est d'avoir marché toute la nuit! Pauvre garçon! finis la bouteille, va!

Dominique boit.

Et à moi aussi, le cœur défaille! Au moment de me jeter dans une existence nouvelle, je ne sais quel trouble m'envahit; c'e.t comme le malaise qui nous survient quand on va partir pour les longs voyages! Allons, lève-toi!

3l8 LE CHATEAU DES COEURS.

scè:ke II

PAUL, DOMINiaUE; UN BOURGEOIS, vêtu d'une longue redingote, chipcau à bords retroussés, favoris, canne à lanière de cuir, entre tout doucement, et s'assoit à une des tables, obseti'ant Paul et Dominique avec des yeux flamboyants. La pluie se met à tomber au dehors.

DOMINIQUE

Bon! la pluie! Il nous faut atieiidrj, puisqu'un équipage nous manque pour faire notre entrée à Paris.

PAUL

Quand nous en sommes sortis, la dernière fois, c'était dans une chaise de poste à quatre chevaux.

DOMINIQUE

Moi, j'étais t«ur le siège; je payais les postillons! et, aujourd'hui, nous voilà à guetter l'omnibus.

L* I N C O N N U , je levant poliment. Les omnibus de la banlieue, Monsieur, ne se mettent en marche qu'à huit heures et demie du matin.

Paul tt Dotntnique se retournent et examinent l'inconnu.

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