ACTE m, SCÈNE II
scè:ke II
Tous LES ÉLEcrtuRS, VOINCHET, MAR- CHAIS, HOMBOURG, HEURTELOT, ONÉSIME, LE GARDE CHAMPÊTRE, BEAUMESNIL, LEDRU, LE PRESI- DENT, puis ROUSSELIN, puis MUREL.
VOINCHET.
Ah! nous sommes nombreux. Ce sera drôle, à ce qu'il paraît.
LEDRU
Pour une réunion politique, on aurait dû choisir un endroit plus convenable que le Salcn de Flore.
BEAUMESNIL
Puisqu'il n'y en a pas d'autres dans la localité ! Qui est-ce que vous nommerez, monsieur Marchais?
MARCHAIS
Mon Dieu, Rousselin ! C'est encore lui, après tout...
LEDRU
Moi, j'ai résolu de faire un vacarme...
VOINCHET.
Tiens ! le fils de Bouvigny.
BEAUMESNIL
Le père est plus finaud, il ne vient pas.
LE PRÉSIDENT
En séance !
LE GARDE CHAMPÊTRE
En séance !
LE PRÉSIDENT
Messieurs! nous avons à discuter les mérites de nos deux candidats pour les élections de dimanche. Aujourd'hui, vous vous occuperez de l'honorable monsieur Rousselin, et, demain soir, de l'honorable monsieur Gruchet. La séance est ouverte.
Housselin en habit noir, sort d'une petite porte derrière le président, fait des salutations, et reste debout au milieu de l'estrade.
VOINCHET.
Je demande que le candidat nous parle des chemins de fer.
ROUSSELIN, après avoir toufsè et pris un verre d'eaU. Si on avait dit du temps de Charlemagne ou môme de Louis XIV, qu'un jour viendrait, où, en trois heures, il serait possible d'aller...
VOINCHET.
Ce n'est pas ça ! Étes-vous d'avis qu'on donne une allocation au chemin de fer qui doit passer