‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 68 sur 160 · ACTE III, SCtNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCtNE II

ROUSSELIN

Sans doute! Par la transmission des marchandises, un jour la fraternité des peuples...

UN ÉLECTEUR

Il faut admettre les laines anglaises ! Proclamez l'affranchissement de la bonneterie !

ROUSSELIN

Et tous les affranchissements!

LES ÉLECTEURS

Côté droit.

Oui ! oui !

Coté gauche.

Non ! non ! à bas !

ROUSSELIN

Plùt au ciel que nous puissions recevoir en abondance les céréales, les bestiai'x !

UN AGRICULTEUR en blouse.

Eh bien, vous êtes gentil pour l'agriculture!...

ROUSSELIN

Tout à l'heure je répondrai sur le chapitre de l'agriculture !

Il se verse un verre d'eau. — Silence.

HEURTELOT, apparaissant en haut, au balcon. Qu'est-ce que vous pensez des hannetons?

TOUS, riant.

Ah! ah! ah!

LE PRÉSIDENT, Un peu de gravité, messieurs !

LE GARDE CHAMPÊTRE

Pas de désordre! Au nom de la Loi, assis!

MARCHAIS

Monsieur Rousseiin, nous voudrions savoir votre Idée sur les impôts.

ROUSSELIN

Les impôts, mon Dieu... certainement, sont pénibles... mais indispensables... C'est une pompe, — si je puis m'exprimer ainsi, — qui aspire du sein de la terre un élément fertilisateur pour le répandre sur le sol. Reste à savoir si les moyens répondent au but... et si, en exagérant... o'.) n'arriverait pas quelquefois à tarir...

LE PRÉSIDENT, se penchant vers lui.

C a-ii^inte comparaison !

VOINCHET.

La propriété foncière est surchargée !

HEURTELOT.

On paye plus de trente sous de droits pour un litre de cognac !

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