ACTE m, SCÈNE II. I
VOINCHET.
Un médecin !
Rire gênerai.
MUREL.
J'étais là aussi, moi ! L'honorable monsieur Rousselin a paru condescendre aux idées de Bouvigny! Il ne s'en cache pas! il s'en vante!
ROUSSELIN, férement.
Ah!
MUREL.
Et c'était précisément à cause des électeurs qui l'entouraient, pour affermir leurs convictions, en leur faisant voir jusqu'à quel point peut aller dans la tête de certaines personnes...
ROUSSELIN
L'obscurantisme !
MUREL.
Effectivement ! C'était, dis-je, un procédé de tactique parlementaire, une ruse... bien légitime, passez-moi l'expression, pour le faire tomber dans le panneau.
HEURTELOT.
Oh! oh! trop malin!
LEDRU
Alors, il s'est conduit en saltimbanque.
MUREL.
Mais je...
HEURTELOT.
Ne le défendez plus !
LEDRU
Et voilà riiomine qui avait promis d'aller caloter le préfet !
ROUSSELIN
Pourquoi pas?
LE GARDE CHAMPÊTRE, le frappant légèrement sur l'épaule.
Doucement, monsieur Rousseiin!
TOUS
Assez ! assez ! la clôture ! la clôture !
Tout le monde se lève. Rousseiin fait un geste drsespére't puis se retourne vers le président qui sort.
LE PRÉSIDENT
Une séance peu favorable, cher monsieur; espérons qu'une autre fois...
ROUSSELIN, observant Murel.
Murel qui s'en va !
A Marchais qui passe devant lui.
.Marchais! ali! c'est mal! c'est mal!
MARCHAIS
Que voulez-vous, avec vos opinions!...
ACTElIljSCENEIll. 1^7
scè:KE ///
ROUSSELIN, ONÉSIME, i.i: GarC-ox