‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 82 sur 160 · ACTE III, SCÈNE Vil. I ^ J · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE Vil. I ^ J

ROUSSELIN

Vous?

Oui, moi, absolument!

MUREL, à part.

Qui l'amène?

JULIEN

Mon journal ayant une autorité de vieille date dans le pays, je peux vous être utile.

ROUSSELIN, ébahi.

Mais Murel ?

JULIEN

J'ai entendu à travers cette cloison tout ce qui s'est passé à la séance ; et il m'est facile d'en faire 1

un compte rendu favorable, '

Désignant Murel.

avec la permission, toutefois, de mon chef. j

MUREL.

Parbleu! depuis assez longtemps!...

ROUSSELIN

Comment vous exprimer...

MADAME ROUSSELIN, bas à son mari.

Tu vois que j'ai réussi, hein?

Bas à Julien. i

Je vous remercie. '

154 It CANDIDAT.

JULIEN, de même.

Voà yeux me soutenaient! c'est fait!

R O U S S E L I N , à Sii femme.

Il est charmant! Défendu par vous, qui êtes un polémiste ! . . .

MUREL.

Un talent flexible, cluir, pittoresque !

ROUSSELIN

Je crois bien !

MUREL.

Et d'une violence quand il veut s'en donner la peine!

Bas À Julien.

Dites que l'idée vient de moi ; vous m'obligerez.

JULIEN

Malgré les arguments de notre ami Murel, — car il vous prône avec une ardeur!... — je demeurais dans mon obstination.

Regiirditnt M"" Roiisseliii.

Mai? tout à coup, comme éclairé par une lumière, et obéissant à une voix, j'ai vu, j'ai compris.

ROUSSELIN

Ah! cher monsieur, je suis pénétré de reconnaissance !

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