ACTE III, SCÈNE Vil. I ^ J
ROUSSELIN
Vous?
Oui, moi, absolument!
MUREL, à part.
Qui l'amène?
JULIEN
Mon journal ayant une autorité de vieille date dans le pays, je peux vous être utile.
ROUSSELIN, ébahi.
Mais Murel ?
JULIEN
J'ai entendu à travers cette cloison tout ce qui s'est passé à la séance ; et il m'est facile d'en faire 1
un compte rendu favorable, '
Désignant Murel.
avec la permission, toutefois, de mon chef. j
MUREL.
Parbleu! depuis assez longtemps!...
ROUSSELIN
Comment vous exprimer...
MADAME ROUSSELIN, bas à son mari.
Tu vois que j'ai réussi, hein?
Bas à Julien. i
Je vous remercie. '
154 It CANDIDAT.
JULIEN, de même.
Voà yeux me soutenaient! c'est fait!
R O U S S E L I N , à Sii femme.
Il est charmant! Défendu par vous, qui êtes un polémiste ! . . .
MUREL.
Un talent flexible, cluir, pittoresque !
ROUSSELIN
Je crois bien !
MUREL.
Et d'une violence quand il veut s'en donner la peine!
Bas À Julien.
Dites que l'idée vient de moi ; vous m'obligerez.
JULIEN
Malgré les arguments de notre ami Murel, — car il vous prône avec une ardeur!... — je demeurais dans mon obstination.
Regiirditnt M"" Roiisseliii.
Mai? tout à coup, comme éclairé par une lumière, et obéissant à une voix, j'ai vu, j'ai compris.
ROUSSELIN
Ah! cher monsieur, je suis pénétré de reconnaissance !