ACTE IV, SCèNE II. l6l
opinions arrêtées d'avance, et que ma conduite par là est plus sage et plus loyale. Il vante mes lumières administratives, il dit même que j'ai fait mon droit, — j'ai poussé jusqu'au premier examen, — et avec des tournures de style!... — C'est pourtant à ma femme que je dois cela !
FÉLICITÉ, s'jvançdiit, et lui remettant une lettre.
De la part de monsieur Gruchet !
Ah!
Lisant.
a La quittance, et je me désiste. Vous pouvez la confier à ma bonne. »
Diable ! Voilà ce qu'on appelle vous mettre le couteau sur la gorge!
Mais, s'il se retire, pas d'autre cohcurrcnt, et je suis nommé! Mon Dieu, oui! C'est bien clair! La somme est lourde, cependant, et je n'aurai plus contre lui aucun moyen?... Eh! quand il sera élu, belle avance! Pour six mille francs, dont je ne parlais pas, que j'avais oubliés... A quoi me ser\'iraient-ils? Bah! on n'a rien sans sacrifice!
Il ouvre son bureau.
Tenez !
Donnant un petit papier à Félicite.
Dépêchez-vou? I votre maître attend !
l6S lE CANDIDAT.
FÉLICITÉ
Merci, monsieur!
Elle sort.
ROUSSELIN
La démission est tardive! Bah! le scrutin ne fait que d'ouvrir, et quand j'y perdrais quelques
scè:Ke ///
ROUSSELIN, MUREL, DODART.
Ah ! maintenant vous me croirez. Je vous amène le notaire, avec toutes ses preuves.
DODART
Voici les actes de 1 état civil, et l'extrait d'inventaire établissant les droits et qualités de mon client à la succession de inadame veuve Murel, de Montélimart, sa tante.
ROUSSELIN
Mes compliments !
MUREL.
Ainsi, rien ne >'oppose plu» à ce que...